Ignorer et passer au contenu
whatsapp icon
FixWheelFixWheel
Vendre ma trottinette

Contacter nos experts +33 1 89 71 85 49

whatsapp icon Nous écrire
0
Charger sa trottinette électrique au travail : votre employeur peut-il refuser, et quelles règles de sécurité incendie s'appliquent ?

Charger sa trottinette électrique au travail : votre employeur peut-il refuser, et quelles règles de sécurité incendie s'appliquent ?

Vous arrivez au bureau avec 20 % de batterie et un chargeur dans le sac. Personne ne vous doit cette prise, et c'est écrit noir sur blanc.

Réponse directe : oui, votre employeur peut refuser que vous rechargiez votre trottinette électrique au travail. L'INRS est explicite dans son focus juridique mis à jour le 2 septembre 2026 : « Aucune disposition réglementaire n'oblige toutefois l'employeur à aménager ou installer des bornes de recharge ». Il peut aller plus loin et interdire purement et simplement le stockage et la recharge de batteries lithium sur le site, au titre de son obligation de sécurité (article L4121-1 du code du travail) et de son pouvoir de direction. Il n'est pas davantage tenu de vous fournir une place de stationnement.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, et c'est tout l'intérêt du sujet. L'INRS recommande d'encadrer la recharge plutôt que de l'interdire, et décrit précisément à quoi ressemble une zone de charge acceptable. Autrement dit : un refus se discute, à condition d'arriver avec le bon dossier plutôt qu'avec une rallonge. Voici ce que l'employeur peut décider, par quel document, ce que dit la prévention incendie, et comment obtenir un oui.

Votre employeur a-t-il le droit de refuser que vous chargiez au bureau ?

Oui, et sur trois terrains à la fois. Le premier est l'absence d'obligation, posée par le focus juridique de l'INRS sur les trottinettes électriques au travail : rien dans la réglementation n'impose à une entreprise d'équiper ses locaux pour la recharge d'engins personnels. Le deuxième est l'obligation de sécurité de l'article L4121-1 du code du travail, qui impose à l'employeur de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité de ses salariés : si l'évaluation du risque le conduit à écarter les batteries lithium de ses locaux, il est dans son rôle. Le troisième est son pouvoir de direction, qui lui permet d'organiser l'usage des lieux.

Charge d'une trottinette électrique au travail : ce que l'employeur peut interdire et ce qu'il doit faire s'il autorise

Ce que l'employeur peut décider, et ce qui lui incombe s'il autorise la charge sur site.

La même source précise deux points que l'on découvre souvent trop tard : l'employeur peut interdire le stationnement des trottinettes dans les bureaux et les ateliers, et il n'est pas tenu de prévoir un emplacement. L'INRS recommande de mettre à disposition un local fermé ou des racks, mais c'est une recommandation, pas une obligation.

La nuance qui change tout. Ces règles concernent votre machine personnelle, celle avec laquelle vous venez travailler. Si c'est l'entreprise qui met des trottinettes à disposition pour des déplacements professionnels, le régime bascule : elle doit alors acheter du matériel conforme, former les utilisateurs, assurer l'entretien, fournir les équipements de signalisation et de protection, souscrire l'assurance de responsabilité civile, et consigner tout cela dans le document unique d'évaluation des risques. Deux situations, deux niveaux d'obligation.

Par quel document l'interdiction passe-t-elle, et est-elle opposable ?

C'est le point que personne ne vérifie, et c'est pourtant celui qui décide si la règle tient. Une interdiction de charger se transmet soit par le règlement intérieur, soit par une note de service qui en précise les modalités. L'article L1321-1 du code du travail prévoit que le règlement intérieur fixe les mesures d'application de la réglementation en matière de santé et de sécurité, ainsi que les consignes visées à l'article L4122-1, que le salarié doit respecter.

Encore faut-il que ce règlement soit valablement établi. Il est obligatoire à partir de 50 salariés, seuil qui doit être atteint pendant 12 mois consécutifs, et les entreprises plus petites peuvent en adopter un volontairement. Surtout, sa mise en place suit une procédure stricte :

Étape Ce que la procédure impose
Consultation du CSE L'employeur doit soumettre le document au CSE pour avis. Il peut passer outre un avis défavorable, mais sans cette consultation, les règles ne sont pas opposables aux salariés.
Dépôt Dépôt au greffe du conseil de prud'hommes dont dépend l'entreprise ou l'établissement.
Transmission Deux exemplaires adressés à l'inspecteur du travail, accompagnés de l'avis du CSE.
Publicité Affichage ou intranet, accessible à toute personne ayant accès aux lieux de travail.
Contrôle L'inspecteur du travail peut à tout moment exiger le retrait ou la modification d'une clause. Saisi d'une demande, il notifie sa décision dans un délai de 2 mois.

Concrètement, avant de considérer le sujet clos, demandez à voir le texte et l'avis du CSE. Si l'interdiction n'est écrite nulle part et repose sur un « on ne veut pas de ça ici » entendu à la machine à café, la discussion reste ouverte et le CSE est le bon interlocuteur pour l'engager.

Ces éléments sont fournis à titre d'information générale et ne constituent pas un conseil juridique. Seuls votre règlement intérieur, vos notes de service et votre convention font foi dans votre entreprise.

Avez-vous droit à une place pour garer la trottinette dans l'entreprise ?

Non, aucun texte ne vous la garantit. Et le problème ne s'arrête pas au portail de l'entreprise : il se rejoue à l'identique dans votre immeuble. Le local à vélos sécurisé imposé par la réglementation dans les immeubles d'habitation neufs ne couvre pas les trottinettes, parce que l'article R113-11 du code de la construction et de l'habitation définit le « vélo » comme les cycles et les cycles à pédalage assisté. Une trottinette électrique n'est ni l'un ni l'autre : c'est un engin de déplacement personnel motorisé (EDPM), une catégorie à part, plafonnée à 25 km/h. Nous avons détaillé ce point dans notre article sur la recharge d'une trottinette électrique en appartement.

La conséquence pratique est la même des deux côtés : votre place et votre prise ne relèvent pas d'un droit, mais d'un document interne et d'une négociation. Ce qui rend d'autant plus utile de comprendre ce que craint vraiment la personne en face.

Pourquoi une batterie de trottinette inquiète-t-elle autant les préventeurs ?

Parce qu'elle tombe exactement dans la catégorie que l'INRS surveille de près. L'institut classe les batteries lithium-ion de 100 Wh à 1 kWh en « capacité intermédiaire », une famille qui regroupe vélos et trottinettes électriques et qui fait l'objet de recommandations dédiées. Or les trottinettes du marché sont pile dans cette fourchette, souvent dans sa moitié haute :

Modèle Capacité de la batterie Position dans la fourchette INRS
Navee GT5 Max 596,7 Wh Dans la fourchette, au-delà de la moitié
Segway ZT3 Max 717 Wh Dans la fourchette, partie haute
Segway Max G3 Pro 899 Wh Proche du plafond de 1 kWh

Ce que redoute un préventeur n'est pas la panne, c'est l'emballement thermique : l'INRS décrit un incendie violent, dont les effets portent à plusieurs mètres autour de la batterie, avec un risque de propagation important et un dégagement de gaz toxiques et inflammables. Une prise dans un open space, un engin posé contre une cloison et un carton à proximité suffisent à transformer un incident en évacuation d'étage. Vu sous cet angle, le refus n'est pas une mesquinerie administrative.

À l'atelier, le facteur de risque que nous voyons revenir le plus souvent n'est d'ailleurs pas la cellule mais ce qu'on branche dessus : un chargeur d'une autre machine, ou un bloc d'alimentation acheté à bas prix en ligne. C'est le premier point que nous contrôlons sur une machine qui arrive, et le sujet de notre guide sur le chargeur compatible ou d'origine.

À quoi ressemble une zone de charge conforme en entreprise ?

C'est la partie à connaître avant d'aller voir son employeur, parce qu'elle transforme une demande en proposition. L'INRS ne se contente pas d'alerter : il décrit la configuration attendue, en croisant ses recommandations sur les batteries lithium-ion de capacité intermédiaire et son focus juridique consacré aux trottinettes. La fiche ED 160 détaille le volet incendie.

Les 5 caractéristiques d'une zone de charge de trottinettes électriques conforme aux recommandations INRS en entreprise

Les cinq caractéristiques d'une zone de charge conforme aux recommandations INRS.

Le point le plus souvent négligé est le dimensionnement de la ventilation : il ne s'agit pas d'aérer un placard, mais d'évacuer le volume important de gaz dégagé par un emballement thermique. Le deuxième est l'éloignement des voies d'évacuation : ni couloir, ni cage d'escalier, ni devant une issue. C'est exactement la règle que nous appliquons à l'atelier, et la raison pour laquelle une armoire de charge coûte plus cher qu'une multiprise.

En cas de départ de feu, faut-il prendre l'extincteur ?

Non, et c'est la consigne qui surprend tout le monde. L'INRS indique que la première intervention en cas d'incendie, notamment à l'aide d'un extincteur, n'est pas recommandée sur ce type de batterie. La stratégie retenue consiste à isoler le risque, évacuer les locaux et faciliter l'intervention des secours.

Départ de feu sur une batterie de trottinette électrique au travail : isoler, évacuer, faciliter l'intervention des secours

La conduite à tenir recommandée par l'INRS sur les lieux de travail.

Ce détail vaut d'être connu avant d'en avoir besoin, pour deux raisons. La première est qu'un réflexe d'extincteur expose la personne à des fumées toxiques sans éteindre grand-chose. La seconde est qu'il pèse lourd dans une discussion avec un employeur : une entreprise qui autorise la charge doit prévoir des consignes écrites et sensibiliser ses salariés, pas seulement poser une prise. Arriver en le sachant montre que l'on a compris le problème.

Combien coûte vraiment à l'employeur le fait de vous laisser charger ?

Beaucoup moins que ce que tout le monde imagine, et c'est un argument qu'il vaut mieux chiffrer que supposer. Au tarif réglementé de vente de l'électricité en vigueur depuis le 1er août 2026, soit 0,2001 € TTC par kWh en option base pour les compteurs de 3 et 6 kVA, une charge complète d'une batterie de 600 Wh revient à environ 0,12 €. Sur 20 jours ouvrés avec une charge quotidienne, cela représente de l'ordre de 2,40 € par mois et par salarié.

Il existe par ailleurs un dispositif prévu pour ces trajets. L'article L3261-3-1 du code du travail, dans sa rédaction applicable depuis le 1er janvier 2022, permet à l'employeur de prendre en charge tout ou partie des frais de déplacement domicile-travail effectués avec « leur engin de déplacement personnel motorisé », sous la forme d'un forfait mobilités durables. Le texte vise bien l'engin personnel du salarié, et non les seuls services en location ou en libre-service. Ce forfait reste facultatif pour l'employeur, et son montant comme son régime d'exonération dépendent de l'accord mis en place : à vérifier auprès de votre service paie ou de l'Urssaf.

Si c'est l'entreprise qui achète la machine, la question change de nature : TVA, facture et amortissement entrent en jeu, et une trottinette reconditionnée se traite comme n'importe quelle immobilisation. Nous avons détaillé ce cas dans notre article sur l'achat d'une trottinette électrique reconditionnée pour son entreprise.

Comment obtenir le droit de charger : le dossier à présenter

Une demande qui marche ne commence pas par « est-ce que je peux brancher ». Elle commence par une proposition qui répond à l'objection avant qu'elle soit formulée. Voici les cinq pièces que nous conseillons de réunir, dans cet ordre.

Pièce Pourquoi elle compte
1. Le lieu, pas la prise Proposez un emplacement précis : local technique ventilé, abri extérieur, armoire. Jamais un bureau ni un couloir. Vous déplacez le débat de « oui ou non » vers « où ».
2. Les références de prévention Le focus juridique INRS sur les trottinettes et la fiche ED 160 sur les batteries lithium. Vous arrivez avec les sources que le préventeur utilise déjà.
3. La fiche de votre machine Capacité en Wh, chargeur d'origine, marquage CE. Une batterie documentée inquiète nettement moins qu'une batterie inconnue.
4. Une consigne écrite Charge en journée et sous surveillance, chargeur d'origine, débranchement une fois terminé, zone dégagée. Proposez le texte, il sera plus facile à adopter qu'à rédiger.
5. Le passage par le CSE S'il existe, c'est l'instance compétente pour porter le sujet santé et sécurité, et celle qui est consultée sur le règlement intérieur.

Un conseil de méthode pour finir : demandez une zone de charge pour tous plutôt qu'une dérogation personnelle. Un employeur refuse facilement un cas particulier, beaucoup moins volontiers un dispositif qui règle le sujet pour l'ensemble des salariés concernés et qui s'inscrit dans sa démarche de prévention.

Et si la réponse reste non : les trois solutions qui fonctionnent

Un refus n'est pas une impasse, à condition de traiter le vrai problème, qui est l'autonomie sur la journée.

  • Prenez de la marge à l'achat. La règle que nous donnons à l'atelier est simple : visez une autonomie annoncée nettement supérieure à votre aller-retour quotidien, parce que l'autonomie réelle se situe en général 30 à 40 % sous l'annonce constructeur selon le poids, le relief et la température. Un trajet de 12 km aller-retour ne se traite pas avec une machine annoncée à 15 km.
  • Anticipez la saison froide. C'est en hiver que la marge disparaît, et c'est précisément quand le besoin de charger sur place se fait sentir. Nos six gestes pour limiter la perte d'autonomie par temps froid coûtent moins cher qu'une négociation.
  • Chargez bien chez vous. Le cadre légal à domicile, les règles de charge et les signaux qui imposent de débrancher sont réunis dans notre guide sur la recharge en appartement, et le contrôle à faire avant de partir dans notre contrôle sécurité en 5 minutes.

Dernier point, souvent décisif pour un employeur hésitant : une machine contrôlée et documentée rassure davantage qu'une machine d'origine inconnue. Chaque trottinette que nous remettons en circulation passe un contrôle de 78+ points qui inclut la chaîne de charge, batterie, connectique et comportement en charge, avec remplacement des pièces d'usure hors tolérance et test de roulage final. Elle repart avec 6 mois de garantie commerciale inclus, extensibles à 12 mois avec l'option FixWheel Sérénité, couvrant l'électronique dont la batterie en cas de défaillance anormale. Attention toutefois à une exclusion qui concerne directement ce sujet : une batterie stockée plus d'un mois sans recharge annule la garantie batterie, et le rangement hivernal est le moment où cela arrive le plus souvent. Le périmètre complet est sur notre offre de garantie FixWheel.

Voir les trottinettes reconditionnées contrôlées 78+ points

FAQ : charger sa trottinette électrique au travail

Mon employeur peut-il m'interdire de recharger ma trottinette électrique au bureau ?
Oui. L'INRS rappelle dans son focus juridique mis à jour le 2 septembre 2026 qu'aucune disposition réglementaire n'oblige l'employeur à aménager ou installer des bornes de recharge, et qu'il peut interdire le stockage et la recharge de batteries lithium sur son site. Cette décision relève de son obligation de sécurité (article L4121-1 du code du travail) et de son pouvoir de direction.

L'interdiction doit-elle figurer dans le règlement intérieur ?
Elle passe en pratique par le règlement intérieur ou par une note de service. Le règlement intérieur est obligatoire à partir de 50 salariés, seuil atteint pendant 12 mois consécutifs. Pour être opposable aux salariés, il doit avoir été soumis à l'avis du CSE, déposé au greffe du conseil de prud'hommes et transmis en deux exemplaires à l'inspecteur du travail.

L'entreprise doit-elle me fournir une place pour garer ma trottinette ?
Non. L'employeur n'est pas tenu de prévoir un emplacement de stationnement, et il peut interdire le stationnement des trottinettes dans les bureaux et les ateliers. L'INRS recommande de mettre à disposition un local fermé ou des racks, mais il s'agit d'une recommandation, pas d'une obligation.

À quoi doit ressembler une zone de charge conforme en entreprise ?
L'INRS recommande un local ou une armoire dédiés, résistants au feu et ventilés, dimensionnés pour évacuer le volume important de gaz toxiques et inflammables libérés lors d'un emballement thermique, éloignés des voies d'évacuation, équipés d'un système de détection ou de surveillance, alimentés par des circuits électriques dédiés et correctement dimensionnés avec un dispositif d'arrêt d'urgence, accompagnés de consignes écrites et d'une sensibilisation des salariés.

Faut-il utiliser un extincteur si une batterie de trottinette prend feu au travail ?
Non. L'INRS indique que la première intervention en cas d'incendie, notamment à l'aide d'un extincteur, n'est pas recommandée sur ce type de batterie. La stratégie retenue consiste à isoler le risque, évacuer les locaux et faciliter l'intervention des secours.

Combien coûte une recharge de trottinette électrique au bureau ?
Environ 0,12 € pour une charge complète d'une batterie de 600 Wh, au tarif réglementé de 0,2001 € TTC par kWh en option base en vigueur depuis le 1er août 2026 pour les compteurs de 3 et 6 kVA. Sur 20 jours ouvrés avec une charge quotidienne, cela représente de l'ordre de 2,40 € par mois et par salarié.

Le forfait mobilités durables couvre-t-il ma trottinette personnelle ?
L'article L3261-3-1 du code du travail, dans sa rédaction applicable depuis le 1er janvier 2022, vise les frais de déplacement domicile-travail effectués avec l'engin de déplacement personnel motorisé du salarié, donc une trottinette lui appartenant. Ce forfait reste facultatif pour l'employeur, et son montant comme son régime d'exonération dépendent de l'accord mis en place.

Dernière mise à jour : octobre 2026. L'atelier FixWheel. Sources publiques citées : INRS, focus juridique « Trottinettes électriques au travail : quelles obligations pour l'employeur ? » (mis à jour le 02/09/2026) ; INRS, « Batterie lithium-ion de capacité intermédiaire : comment prévenir le risque incendie ? » (mis à jour le 15/10/2025) et fiche ED 160 ; articles L4121-1, L4122-1, L1321-1 et L3261-3-1 du code du travail ; fiche service-public.gouv.fr sur le règlement intérieur ; tarif réglementé de vente de l'électricité en vigueur depuis le 1er août 2026.

Produits récemment consultés

Panier 0

Votre carte est actuellement vide.

Voir nos produits