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Acheter reconditionné ou faire ses éco-gestes pendant un an : qu'est-ce qui pèse le plus ?

Acheter reconditionné ou faire ses éco-gestes pendant un an : qu'est-ce qui pèse le plus ?

Dernière mise à jour : août 2026

On trie, on éteint, on baisse le chauffage — et on n'a aucune idée de ce que ça pèse réellement. La question n'est pas « est-ce que les éco-gestes servent à quelque chose », mais lesquels servent le plus, et à quel prix d'effort. Les chiffres existent, ils sont français, et ils réservent des surprises.

La réponse en 30 secondes

Parmi les gestes mesurés par Carbone 4, le plus efficace de loin est de baisser son thermostat de 1 °C : ≈ 160 kg de CO₂e évités par an. Le zéro-déchet « parfait » en évite ≈ 90 kg, le passage complet en LED ≈ 20 kg. À titre de comparaison, ne pas faire fabriquer une trottinette électrique neuve évite ≈ 80 kg de CO₂e — presque autant qu'une année entière de zéro-déchet, mais en une seule décision au lieu de 365 jours de discipline. Et le plafond honnête : même en poussant tous les gestes individuels au maximum, on couvre environ 25 % de l'empreinte d'un Français.

Comparatif du CO2 évité : éco-gestes tenus un an contre une trottinette reconditionnée

Le poids réel de quatre décisions, à la même échelle. Sources : Carbone 4, ADEME / Base Empreinte.

Quel éco-geste évite le plus de CO₂ en un an ?

≈ 160 kg

Gain annuel du thermostat baissé de 1 °C. Source : Carbone 4, « Faire sa part ? ».

L'étude de référence en France sur le sujet est « Faire sa part ? » de Carbone 4. Elle a le mérite rare de chiffrer chaque geste tenu une année complète, sans tricher sur la difficulté. Voici le classement, du plus efficace au moins efficace, avec l'effort que chacun demande.

Décision Gain annuel Ce que ça demande Nature
Baisser le thermostat de 1 °C ≈ 160 kg CO₂e Un réglage, puis un pull Habitude, toute l'année
Zéro-déchet « parfait » ≈ 90 kg CO₂e Une refonte complète des courses et du quotidien Habitude, tous les jours
Ne pas faire fabriquer une trottinette neuve ≈ 80 kg CO₂e Choisir reconditionné plutôt que neuf, une fois Décision unique
Passer tout l'éclairage en LED ≈ 20 kg CO₂e Un achat d'ampoules Décision unique

Deux enseignements sautent aux yeux. Le premier : le geste le plus visible n'est pas le plus efficace. Le zéro-déchet est le plus exigeant du lot au quotidien, et il pèse un peu plus de la moitié du simple fait de baisser son chauffage d'un degré. Le second : l'effort et le résultat ne sont pas proportionnels. Certaines décisions se prennent une seule fois et continuent de compter des années.

Pourquoi un achat pèse-t-il autant qu'une année d'habitudes ?

≈ 90 %

Part de l'empreinte d'une trottinette électrique émise avant son premier kilomètre. Source : Base Empreinte ADEME (92 %), via impactco2.fr.

Parce que pour la plupart des objets électriques, l'essentiel du carbone est dépensé à l'usine, pas à l'usage. Dans le cas d'une trottinette électrique, environ 90 % de l'empreinte totale est déjà émise avant qu'elle ne roule un seul mètre : extraction des métaux, cellules lithium-ion, électronique, assemblage, transport. L'électricité consommée ensuite pour la recharger est marginale à côté.

Conséquence directe : quand une machine existante repart pour une seconde vie au lieu qu'une neuve soit fabriquée, ce sont environ 80 kg de CO₂e qui ne sont jamais émis. Pas 80 kg étalés sur un an d'efforts : 80 kg évités par une décision prise en dix minutes, au moment de l'achat. Le détail du calcul est dans notre article Combien de CO₂ émet la fabrication d'une trottinette électrique ?.

Équivalences des 80 kg de CO2 évités par une trottinette électrique reconditionnée

Les 80 kg de CO₂e évités, traduits en durée d'éco-gestes équivalente.

C'est ce qui distingue une habitude d'une décision. L'habitude doit être tenue chaque jour et s'arrête le jour où l'on relâche. La décision, elle, est acquise : le CO₂ non émis à la fabrication ne revient jamais. Les deux comptent, mais elles ne coûtent pas le même effort pour le même résultat.

Faut-il arrêter les éco-gestes et n'acheter que d'occasion ?

≈ 25 %

Part de l'empreinte individuelle couverte par tous les gestes poussés au maximum. Source : Carbone 4.

Non, et c'est important de ne pas tordre l'étude dans le sens qui nous arrange. Carbone 4 est explicite : un individu qui pousse tous les gestes à leur maximum — sans déménager ni changer de voiture — évite environ 2 800 kg de CO₂e par an. C'est considérable. Rapporté à l'empreinte moyenne d'un Français, d'environ 9 tonnes de CO₂e par an, cela représente environ un quart.

Autrement dit : les gestes individuels comptent, mais ils ne suffisent pas seuls. Les trois quarts restants dépendent de choix structurels — logement, mobilité, alimentation — et de décisions collectives qui dépassent le foyer. Toute communication qui laisse entendre qu'un achat « annule » une empreinte annuelle est fausse : 80 kg face à 9 tonnes, cela représente environ 0,9 % de l'empreinte d'une personne. Réel, mais à sa juste place.

Le bon raisonnement n'est donc pas « geste ou achat », mais : commencer par les décisions à fort levier et faible effort, puis ajouter les habitudes qui tiennent dans la durée. Baisser le thermostat et acheter reconditionné coûtent peu et rapportent beaucoup. Le zéro-déchet intégral coûte beaucoup pour un gain comparable — ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire, mais qu'il ne faut pas s'arrêter là en croyant l'essentiel réglé.

Comment savoir si un objet mérite une seconde vie plutôt qu'un remplacement ?

≈ 30 €

Coût moyen des pièces engagées pour remettre une machine en état, constaté sur notre atelier en 2026.

C'est là que la logique carbone rejoint la logique du portefeuille. Sur notre atelier, une trottinette entrante mobilise en moyenne de l'ordre de 30 € de pièces et environ 3 heures de travail pour repartir en état de vente. À comparer au coût — et aux 80 kg — d'une machine neuve fabriquée à sa place.

Trois questions suffisent, pour une trottinette comme pour la plupart des appareils électriques :

  1. La panne est-elle localisée ? Dans la majorité des cas que nous voyons passer, un appareil qui « ne démarre plus » a un défaut électrique précis — connecteur, fusible, contrôleur, cellule faible — pas une avarie terminale.
  2. Les pièces sont-elles disponibles ? C'est le vrai facteur bloquant, bien plus que l'âge de la machine.
  3. Le coût de remise en état dépasse-t-il la valeur d'usage restante ? Si oui, il faut le dire honnêtement et remplacer. Nous avons détaillé ce seuil de bascule dans Réparer ou remplacer sa trottinette électrique : le calcul honnête.

Chez FixWheel

Chaque machine remise en circulation passe plus de 78 points de contrôle dans notre atelier, avec remplacement systématique des pièces d'usure hors tolérance et test de roulage final. Elle repart avec 6 mois de garantie commerciale inclus, extensibles à 12 mois avec l'option FixWheel Sérénité — une garantie qui couvre l'électronique et l'électrique (batterie en cas de défaillance anormale, contrôleur, carte, affichage, accélérateur, faisceau), et non les pièces mécaniques et d'usure. Le périmètre exact est sur notre page garantie.

Et si l'objet est vraiment en fin de course, il ne finit pas à la poubelle classique : batterie lithium-ion, cuivre et électronique relèvent de la filière DEEE. En France, environ 35 % des équipements électriques lui échappent encore. Les options concrètes sont listées dans Que faire de son ancienne trottinette électrique ?.

Que retenir pour agir vraiment cette année ?

  1. Commencez par le thermostat. C'est le geste le plus efficace du classement (≈ 160 kg/an) et le moins coûteux à mettre en place.
  2. Traitez chaque achat d'appareil électrique comme un geste climatique majeur. Pour ce type d'objet, l'essentiel de l'impact se joue à la fabrication, donc au moment où vous décidez neuf ou seconde vie.
  3. Ne jetez rien avant d'avoir fait chiffrer la réparation. La panne est souvent localisée et le coût de remise en état, faible.
  4. Gardez la mesure. Un achat reconditionné évite ≈ 80 kg, soit ≈ 0,9 % d'une empreinte annuelle. C'est utile et cumulatif, ce n'est pas une absolution.

Le raisonnement complet sur l'impact carbone de la seconde vie est développé dans notre dossier de référence, Trottinette reconditionnée et écologie : quel impact réel sur le CO₂ ?. Et si vous voulez les autres chiffres du secteur que presque personne ne cite, ils sont réunis dans 5 chiffres sur la trottinette électrique que presque personne ne connaît.

Voir les trottinettes reconditionnées disponibles — 78+ points contrôlés, jusqu'à −60 % vs neuf

FAQ : éco-gestes et empreinte carbone

Quel est l'éco-geste le plus efficace au quotidien ?

Baisser le thermostat de 1 °C, avec environ 160 kg de CO₂e évités sur une année, selon l'étude « Faire sa part ? » de Carbone 4. Il devance le zéro-déchet « parfait » (≈ 90 kg) et le passage complet de l'éclairage en LED (≈ 20 kg), pour un effort quotidien nettement moindre.

Les éco-gestes suffisent-ils à réduire son empreinte carbone ?

Non. Carbone 4 estime qu'un individu poussant tous les gestes au maximum évite environ 2 800 kg de CO₂e par an, soit environ 25 % de l'empreinte moyenne d'un Français (≈ 9 tonnes). Les trois quarts restants dépendent de choix structurels — logement, mobilité, alimentation — et de décisions collectives.

Acheter d'occasion ou reconditionné compte-t-il comme un éco-geste ?

Oui, et c'est l'un des plus efficaces par unité d'effort pour les appareils électriques. Environ 90 % de l'empreinte d'une trottinette électrique est émise à la fabrication : éviter qu'une neuve soit produite évite environ 80 kg de CO₂e, l'équivalent de près d'un an de zéro-déchet parfait, en une seule décision.

Combien de CO₂ évite une trottinette électrique reconditionnée ?

Environ 80 kg de CO₂e, correspondant à la fabrication de la machine neuve qui n'a pas eu lieu. Rapporté à l'empreinte annuelle moyenne d'un Français (≈ 9 tonnes), cela représente environ 0,9 %. C'est équivalent à 4 ans d'éclairage 100 % LED ou à environ 11 mois de zéro-déchet parfait.

Vaut-il mieux réparer un appareil ou en racheter un neuf ?

Réparer, dès lors que la panne est localisée, que les pièces sont disponibles et que le coût de remise en état reste inférieur à la valeur d'usage restante. Sur notre atelier, une trottinette entrante mobilise en moyenne de l'ordre de 30 € de pièces et environ 3 heures de travail, contre une machine neuve à fabriquer intégralement.


Article rédigé par l'atelier FixWheel. Les données d'atelier citées (coût de pièces, temps de remise en état, nature des pannes) sont constatées sur notre activité de reconditionnement en 2026 et ne constituent pas des statistiques de marché. Sources externes : Carbone 4, « Faire sa part ? », ADEME / Base Empreinte, SDES — empreinte carbone d'un Français, ecosystem. Visuels composés avec assistance d'outils automatisés à partir de photos réelles de notre catalogue.

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