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Recyclage d'une trottinette électrique : que récupère-t-on vraiment, matière par matière ?

Recyclage d'une trottinette électrique : que récupère-t-on vraiment, matière par matière ?

Recyclage d'une trottinette électrique : ce qui est vraiment récupéré matière par matière

Dernière mise à jour : septembre 2026

On vous a appris le bon geste : la trottinette morte part en déchèterie, et tout est réglé. C'est vrai sur le plan légal. Sur le plan matière, c'est beaucoup moins glorieux — et personne ne vous dit ce qui disparaît vraiment dans le broyeur.

Réponse directe : le recyclage récupère des matières, pas un objet. Concrètement, l'aluminium du plateau et de la potence se refond très bien, et les métaux contenus dans la batterie sont encadrés par des objectifs réglementaires élevés — 90 % de récupération du cobalt, du cuivre et du nickel fin 2027, 95 % fin 2031, et 50 % du lithium fin 2027 puis 80 % fin 2031. En revanche, trois choses ne reviennent jamais : les terres rares des aimants du moteur-roue — moins de 1 % de celles contenues dans les véhicules hors d'usage et les déchets électriques et électroniques sont aujourd'hui recyclées, selon l'ADEME —, les plastiques trop chargés en retardateurs de flamme bromés, qui partent en incinération, et surtout le travail de fabrication : environ 90 % de l'empreinte carbone d'une trottinette est émise avant son premier kilomètre, et aucune étape du recyclage ne va la rechercher.

Cet article ne traite pas de la marche à suivre pour se débarrasser d'une machine — c'est le sujet de notre guide que faire de son ancienne trottinette électrique, qui détaille les quatre sorties possibles, la filière DEEE et les points de collecte. Ici, on ouvre la boîte noire : ce qui entre dans le broyeur, ce qui en ressort, et ce qui se perd définitivement.

Que devient concrètement une trottinette électrique envoyée au recyclage ?

Les 4 étapes du recyclage d'une trottinette électrique : dépollution, broyage, tri, métallurgie

Le parcours standard d'un déchet d'équipement électrique : dépollution, broyage, tri, métallurgie.

Elle est d'abord dépolluée, puis broyée, puis triée en familles de matières. C'est la logique de toute la filière DEEE, et elle est parfaitement rationnelle : on ne peut pas démonter à la main des centaines de milliers d'appareils différents, alors on les réduit à un flux homogène qu'on sépare ensuite par propriétés physiques.

La première étape est la seule qui traite l'objet comme un objet : on retire la batterie lithium, on la décharge et on l'envoie dans une filière dédiée, où ses métaux seront extraits. Cette étape est d'abord une mesure de sécurité — une cellule lithium percée dans un broyeur, c'est un départ de feu.

La deuxième étape est celle qui change tout. Au broyage, le châssis, le moteur, le contrôleur, les roues et les carénages cessent d'être des pièces. Il n'y a plus qu'un mélange de fragments. Tout le tri qui suit — séparation magnétique, courants de Foucault, tri densimétrique — récupère des familles de matières : ferreux, non-ferreux, plastiques. Jamais un composant. C'est un point technique, mais c'est lui qui explique tout le reste de l'article.

Dernière précision utile : cette filière ne capte pas tout le gisement, et personne ne prétend le contraire. En 2025, l'éco-organisme ecosystem a collecté 876 000 tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques, ce qu'il présente comme un taux de collecte de 65 % sur son propre périmètre. Autrement dit : même en prenant l'indicateur le plus favorable de la filière, une part significative des équipements électriques n'entre jamais dans la filière agréée. Le meilleur recyclage reste celui qu'on n'a pas besoin de déclencher.

Matière par matière, qu'est-ce qui est vraiment récupéré ?

Les métaux s'en sortent très bien, l'électronique et les terres rares très mal. Voici ce que devient chaque grande famille de matières d'une trottinette électrique, avec ce qu'en disent les sources officielles plutôt que les brochures.

Matière Où elle se trouve sur la trottinette Ce que la filière en fait Ce que ça vaut vraiment
Aluminium Plateau, potence, guidon, jantes Refondu après tri des non-ferreux Le meilleur élève : refondre de l'aluminium ne consomme qu'environ 5 % de l'énergie de la production primaire
Lithium, nickel, cobalt, cuivre de la batterie Cellules et connectique du pack Broyage en « black mass » puis extraction chimique Objectifs du règlement (UE) 2023/1542 : cobalt, cuivre et nickel à 90 % fin 2027 puis 95 % fin 2031 ; lithium à 50 % puis 80 %
Cuivre du moteur et du faisceau Bobinages du moteur-roue, câblage Récupéré au tri des non-ferreux, avec le reste du flux DEEE Bien valorisé en tant que métal, mais sans objectif matière dédié : les 90/95 % ci-dessus ne concernent que les batteries
Terres rares Aimants permanents du moteur-roue Aucune filière de masse à ce jour Moins de 1 % des terres rares présentes dans les véhicules hors d'usage et les déchets électriques et électroniques sont recyclées (ADEME Infos, janvier 2026)
Plastiques Carénages, garde-boue, capots, afficheur Tri par famille, quand c'est possible Au-delà des seuils du règlement POP, les plastiques chargés en retardateurs de flamme bromés ne rejoignent pas la matière recyclée et sont incinérés
Électronique Contrôleur, BMS, afficheur, accélérateur Broyée avec le lot, métaux extraits en aval Une partie de la matière est récupérée, la fonction est perdue en totalité
Caoutchouc Pneus, chambres à air, poignées Filière granulats si le pneu est retiré avant broyage ; sinon, résidu de broyage Dans les deux cas, il ne redevient pas un pneu : c'est un usage dégradé de la matière

Deux lectures de ce tableau sont possibles, et les deux sont vraies. La première : la filière fonctionne, les objectifs européens du règlement (UE) 2023/1542 sur les batteries sont sérieux et contraignants, et une batterie correctement collectée n'est pas un déchet perdu. La seconde : ces objectifs portent sur des métaux de batterie. Aucun d'eux ne porte sur le fait de garder une trottinette en état de rouler.

La question à se poser avant le recyclage. Tant qu'une machine roule, même mal, elle vaut mieux qu'un lot de fragments triés. C'est exactement ce que fait notre atelier : 78+ points de contrôle, remplacement des pièces d'usure hors tolérance et test de roulage avant remise en vente. Voir les trottinettes reconditionnées disponibles.

Qu'est-ce que le broyage détruit définitivement ?

Ce que le broyage d'une trottinette électrique détruit définitivement

Quatre choses qu'aucune étape de la filière ne va rechercher.

Le travail, d'abord. C'est le point que l'on comprend le plus mal. Une trottinette électrique n'est pas un tas de métal : c'est du métal qui a été extrait, transformé, usiné, câblé, assemblé, testé et transporté. La Base Empreinte de l'ADEME chiffre la part fabrication à 22,9 g CO₂e par kilomètre, soit 92 % des émissions totales d'une trottinette électrique personnelle. Rapporté à une durée de vie d'environ 3 500 km, cela donne l'ordre de grandeur que nous retenons sur tout le site : près de 80 kg de CO₂e émis avant le premier kilomètre. Le broyage récupère de la matière ; il ne récupère aucune de ces étapes. Nous avons détaillé ce calcul dans ce que coûte en CO₂ la fabrication d'une trottinette électrique neuve.

Les aimants, ensuite. Le moteur-roue d'une trottinette contient des aimants permanents fabriqués à partir de terres rares. L'ADEME est directe sur le sujet : moins de 1 % des terres rares présentes dans les véhicules hors d'usage et les déchets électriques et électroniques sont aujourd'hui recyclées. Une filière française existe pourtant, et elle accélère : l'agence cite une usine déjà en service près de Grenoble, qui fabrique des aimants à partir de matière 100 % recyclée, produit 15 à 20 tonnes par an et annonce une nouvelle unité pour 2027 dimensionnée jusqu'à 500 tonnes annuelles. Mais la collecte, elle, se construit sur des gisements concentrés : l'ADEME décrit une ligne pilote en Moselle dédiée à la déconstruction de disques durs et de haut-parleurs. Le moteur-roue d'une trottinette, lui, reste noyé dans le flux diffus des petits appareils — et c'est notre lecture de la situation, pas une affirmation de l'agence.

L'électronique qui fonctionnait encore. C'est la perte que nous constatons le plus souvent à l'atelier, et elle est spectaculairement banale. Sur une machine qui « ne s'allume plus », le coupable est très souvent une pièce qui coûte quelques dizaines d'euros : un accélérateur, un chargeur, un BMS, un contrôleur. Prix de pièces constatés à notre atelier en septembre 2026 : 9 € un accélérateur Xiaomi, 90 € un contrôleur Ninebot E2 Plus, 110 € un contrôleur Dualtron Mini. Broyée, cette machine rend du cuivre mêlé au flux des non-ferreux. Diagnostiquée, elle repart. La différence entre les deux, ce n'est pas de la technologie, c'est un tri qui n'a pas été fait.

Les plastiques trop chargés en brome. Les plastiques d'équipements électriques contiennent souvent des retardateurs de flamme bromés. Au-delà des seuils fixés par le règlement POP (UE) 2019/1021, ils ne peuvent pas rejoindre la matière recyclée et sont détruits en incinération ; l'Ineris documente depuis 2014 la dangerosité de ces substances et les enjeux de tri qu'elles créent. Ce n'est pas un échec de la filière, c'est une précaution sanitaire — mais le résultat, pour le carénage de votre trottinette, est le même.

Pourquoi recycler ne « rembourse » jamais la fabrication ?

Parce que le recyclage agit sur la matière première de la machine suivante, pas sur l'existence de cette machine. Récupérer l'aluminium d'une trottinette permettra de fabriquer la prochaine avec moins d'énergie côté métal : refondre de l'aluminium ne consomme qu'environ 5 % de l'énergie nécessaire à sa production primaire. C'est réel et c'est très bien. Mais la prochaine trottinette devra quand même être usinée, câblée, assemblée, testée et transportée : un lingot d'aluminium recyclé n'est pas une trottinette, c'est le point de départ d'une nouvelle fabrication. Le recyclage allège une partie de cette facture ; il n'en supprime aucune étape.

Le seul geste qui supprime ces 80 kg n'est pas de bien recycler : c'est de ne pas déclencher de fabrication. Une machine gardée en service un cycle de plus, c'est une machine qui n'est pas produite. À titre de repère, 80 kg de CO₂e correspondent à presque un an de zéro-déchet « parfait » tenu sans faute, selon les ordres de grandeur établis par Carbone 4 — sauf que c'est une seule décision au lieu de 365 jours de discipline. Nous avons comparé ces ordres de grandeur dans acheter reconditionné ou faire ses éco-gestes pendant un an.

C'est aussi pour cela que la réglementation européenne, comme la hiérarchie française des déchets, place le réemploi avant le recyclage. Le recyclage est le filet de sécurité, pas l'objectif.

Quand faut-il vraiment envoyer sa trottinette au recyclage ?

Quand recycler ou réemployer une trottinette électrique : l'ordre à respecter

La règle d'arbitrage que nous appliquons à l'atelier.

Quand la réparation dépasse environ 50 % du prix d'une machine équivalente en reconditionné, et dans tous les cas où la batterie est endommagée. Nous préférons donner ce seuil honnêtement, y compris quand il conduit à dire « là, arrêtez les frais » : c'est ce qui rend crédible tout le reste. Le calcul complet, avec nos coûts d'atelier, est dans réparer ou remplacer sa trottinette électrique.

Deux cas justifient le recyclage sans discussion. Le premier : une batterie gonflée, percée ou ayant chauffé. Elle ne se stocke pas, ne s'expédie pas et ne se reprend pas ; elle part en point de collecte, tout de suite. Le second : un châssis fissuré ou une potence déformée, parce qu'aucune économie ne justifie de remettre en circulation une structure suspecte.

En dehors de ces cas, l'ordre de priorité est simple : réparer, faire reprendre, donner, et seulement ensuite recycler. Le pire scénario n'est d'ailleurs aucun des quatre — c'est la machine qui dort deux ans au garage jusqu'à ce que sa batterie soit morte de décharge profonde, et qui ne vaut alors plus que son poids en fragments.

Un mot sur ce qui rend une machine récupérable ou non : la disponibilité des pièces. C'est très inégal selon les marques, et cela se vérifie avant l'achat, pas après la panne. Nous avons publié le classement que nous constatons dans quelle marque a le meilleur SAV et la meilleure disponibilité de pièces, et les signaux de conception non réparable dans obsolescence programmée des trottinettes électriques.

Ce que ça change concrètement quand vous achetez

Une trottinette reconditionnée n'est pas « une trottinette recyclée ». Ce sont deux gestes opposés : le recyclage détruit l'objet pour sauver la matière, le reconditionnement garde l'objet. Chez FixWheel, cela veut dire un contrôle de 78+ points, le remplacement des pièces d'usure hors tolérance, un test de roulage, 6 mois de garantie commerciale inclus, extensible à 12 mois avec l'option FixWheel Sérénité, et un taux de retour moyen d'environ 1 % sur les machines vendues. S'y ajoutent les garanties légales : la garantie de conformité de 2 ans s'applique aussi au reconditionné, avec une présomption d'antériorité du défaut de 12 mois.

Au 12 septembre 2026, 20 des 22 fiches actives de notre collection reconditionnée avaient au moins une variante réellement en stock, de 119 à 639 € selon le modèle et le grade — soit jusqu'à 60 % de moins qu'au neuf, et jusqu'à 70 % sur certains modèles. Pour comprendre l'ensemble de la chaîne, notre guide complet de la trottinette électrique reconditionnée reprend tout depuis le début, et l'impact CO₂ réel d'une trottinette reconditionnée chiffre l'écart avec le neuf.

FAQ : recyclage d'une trottinette électrique

Une trottinette électrique est-elle vraiment recyclable ?

Oui, mais partiellement et matière par matière. L'aluminium du châssis se refond très bien et les métaux de la batterie sont couverts par des objectifs européens élevés : 90 % de récupération du cobalt, du cuivre et du nickel fin 2027, 95 % fin 2031. En revanche, les terres rares des aimants du moteur ne sont quasiment pas récupérées : moins de 1 % de celles contenues dans les véhicules hors d'usage et les déchets électriques et électroniques sont recyclées, selon l'ADEME. Et le travail de fabrication, qui représente l'essentiel de l'empreinte carbone, n'est jamais récupéré.

Que devient la batterie d'une trottinette électrique recyclée ?

Elle est retirée, déchargée, puis broyée pour produire une poudre appelée « black mass », dont on extrait ensuite le lithium, le nickel, le cobalt, le manganèse et le cuivre. Le règlement européen 2023/1542 impose aux recycleurs de récupérer au moins 50 % du lithium d'ici fin 2027, puis 80 % d'ici fin 2031. La batterie relève d'une filière dédiée : elle ne se jette jamais avec les ordures ménagères.

Pourquoi les terres rares d'un moteur de trottinette ne sont-elles pas recyclées ?

Parce qu'il n'existe pas encore de filière de masse capable de les récupérer sur le flux diffus des petits appareils. Selon l'ADEME, moins de 1 % des terres rares présentes dans les véhicules hors d'usage et les déchets électriques et électroniques sont aujourd'hui recyclées. Une usine française produit déjà des aimants à partir de matière 100 % recyclée près de Grenoble, avec une nouvelle unité annoncée pour 2027, et l'ADEME décrit par ailleurs une ligne pilote en Moselle dédiée aux disques durs et aux haut-parleurs. La collecte se construit donc sur des gisements concentrés, pas encore sur le flux diffus des petits appareils.

Recycler une trottinette compense-t-il son empreinte carbone ?

Non. Le recyclage réduit le coût énergétique de la matière première utilisée pour fabriquer l'objet suivant, mais il ne supprime pas les étapes d'usinage, d'assemblage, de test et de transport. Environ 90 % de l'empreinte d'une trottinette électrique est émise avant son premier kilomètre, soit près de 80 kg de CO₂e. Le seul geste qui évite réellement ces émissions est de garder une machine en service au lieu d'en faire produire une nouvelle.

Vaut-il mieux faire reprendre sa trottinette que la recycler ?

Oui, tant qu'elle est récupérable. Un atelier peut valoriser des composants — châssis, moteur, roues, électronique — là où un centre de tri ne valorise que des matières. La reprise reste possible même sur une machine qui ne démarre plus, avec décote après diagnostic. Seule exception ferme : une batterie gonflée, percée ou ayant chauffé doit partir directement en point de collecte agréé, pour raisons de sécurité.

Les plastiques d'une trottinette électrique sont-ils recyclés ?

Pas toujours. Les plastiques d'équipements électriques contiennent fréquemment des retardateurs de flamme bromés. Au-delà des seuils fixés par le règlement POP (UE) 2019/1021, ces plastiques ne peuvent pas rejoindre la matière recyclée et sont détruits en incinération. L'Ineris documente depuis 2014 la dangerosité de ces substances et les enjeux de tri qu'elles posent. Les carénages et garde-boue d'une trottinette font partie des pièces concernées.

En résumé

Le recyclage d'une trottinette électrique n'est ni une arnaque ni une solution miracle : c'est un filet de sécurité qui récupère de la matière et perd un objet. Les métaux s'en sortent bien, les terres rares presque pas, les plastiques bromés pas du tout, et le travail de fabrication jamais. C'est précisément pour cette raison que la hiérarchie des déchets place le réemploi avant le recyclage — et que la question utile n'est pas « où jeter ma trottinette », mais « peut-elle encore rouler ? ».

Vous êtes au moment de trancher ? Commencez par les quatre sorties possibles pour une ancienne trottinette et les conditions de notre programme de reprise. Et si vous cherchez à remplacer la vôtre, nos trottinettes électriques reconditionnées sont contrôlées sur 78+ points, avec 6 mois de garantie commerciale inclus, extensible à 12 mois avec l'option FixWheel Sérénité.

Article rédigé par les techniciens de l'atelier FixWheel, à partir de nos diagnostics internes et des sources publiques suivantes : ADEME — Base Empreinte via impactco2.fr et ADEME Infos, « Recyclage des aimants permanents : une filière stratégique », janvier 2026 ; règlement (UE) 2023/1542 relatif aux batteries et aux déchets de batteries ; règlement POP (UE) 2019/1021 ; Ineris — plastiques de DEEE contenant des retardateurs de flamme bromés ; ecosystem — chiffres de collecte DEEE 2025 ; Carbone 4, « Faire sa part ? » ; International Aluminium Institute. Rédaction assistée par intelligence artificielle et relue par l'atelier.

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