Loi & sécurité 2026
Ce soir, beaucoup de trottinettistes rouleront avec un feu arrière clignotant en pensant être mieux vus. Sur une trottinette électrique, c'est une infraction. Et pendant ce temps, les clignotants que les constructeurs mettent en avant sur leurs modèles 2026 ne sont, eux, absolument pas obligatoires.
Voici la réponse directe. Le décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024, publié au Journal officiel du 29 novembre et applicable depuis le 30 novembre 2024, a autorisé quatre nouveaux dispositifs sur les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) : un feu stop, des clignotants, un feu de position avant supplémentaire et un feu de position arrière supplémentaire. Ces feux peuvent aussi être portés par le conducteur plutôt que fixés sur l'engin. Aucun de ces quatre dispositifs n'est obligatoire : le ministère les qualifie lui-même de « tous facultatifs ». En revanche, le même décret a durci une règle : le feu de position arrière ne doit désormais plus clignoter. Restent obligatoires le feu avant, ce feu arrière, les catadioptres, l'avertisseur sonore — et, la nuit, un gilet ou un équipement rétro-réfléchissant sur vous.
Cette distinction entre « autorisé » et « obligatoire » est la source de confusion numéro un sur le sujet. Nous avons donc repris chaque article du code de la route à la source, sur Légifrance, plutôt que de recopier ce qui circule. Sur un point, le texte du décret et le communiqué officiel qui l'a présenté ne disent d'ailleurs pas tout à fait la même chose. Nous y venons.
Que change exactement le décret du 27 novembre 2024 pour une trottinette électrique ?
Pour comprendre l'intérêt de ce décret, il faut connaître une règle peu connue du code de la route, posée à l'article R. 313-1 : « Tout véhicule ne peut être pourvu que des dispositifs d'éclairage ou de signalisation prévus au présent code. » Autrement dit, ce qui n'est pas explicitement prévu n'est pas permis. Avant le 30 novembre 2024, un feu stop ou des clignotants sur une trottinette n'étaient prévus nulle part. Le décret les a fait entrer dans le texte.

Les quatre dispositifs ajoutés au code de la route par le décret n° 2024-1074, applicables aux EDPM depuis le 30 novembre 2024.
Le détail, article par article :
- Feu stop (article R. 313-7, VI bis) : « Tout engin de déplacement personnel motorisé ou cycle peut être muni à l'arrière d'un feu stop répondant aux caractéristiques techniques mentionnées au I », c'est-à-dire émettant vers l'arrière une lumière rouge non éblouissante. Le II du même article pose par ailleurs la règle générale des feux stop : ils s'allument lors de l'entrée en action du dispositif de freinage principal.
- Feux indicateurs de direction (article R. 313-14, II bis) : ils doivent répondre aux caractéristiques du I du même article, c'est-à-dire être à position fixe, à lumière clignotante, et émettre une lumière orangée non éblouissante vers l'avant et vers l'arrière.
- Feu de position avant supplémentaire (article R. 313-4, X) : blanc ou jaune, non éblouissant, aux mêmes caractéristiques que le feu obligatoire.
- Feu de position arrière supplémentaire (article R. 313-5, V) : aux mêmes caractéristiques que le feu obligatoire, donc rouge et — point capital — non clignotant.
Pour chacun de ces quatre dispositifs, le texte ajoute la même autorisation, dans une rédaction adaptée : « Le conducteur peut porter sur lui un tel feu », « ce feu » ou « ces feux ». Nous y revenons plus bas, car c'est ce qui permet d'améliorer sa visibilité sans toucher à sa machine.
Les clignotants sont-ils obligatoires sur une trottinette électrique en 2026 ?
Non. Ni les clignotants, ni le feu stop. Le code emploie systématiquement le verbe « peut », jamais « doit ». Un modèle sans clignotants reste parfaitement légal en 2026, et une trottinette reconditionnée de 2021 dépourvue de ces équipements n'est pas pour autant hors la loi.
La confusion vient de la communication des constructeurs. Les clignotants intégrés sont devenus un argument de vente sur les modèles récents — c'est le cas par exemple de la Ninebot Max G2, dont nous avons comparé l'apport réel face à la Max G30 dans notre duel Max G2 contre Max G30. Un équipement mis en avant sur une fiche produit n'est pas un équipement imposé par la loi : ce sont deux choses différentes, et la deuxième coûte parfois plusieurs centaines d'euros de plus. Le même raisonnement vaut pour le haut de gamme, comme nous l'avons détaillé à propos de la Segway GT3 E face à une trottinette reconditionnée.
En revanche, si vous achetez un modèle équipé de clignotants, vérifiez un point que la fiche technique mentionne rarement : le code décrit des feux qui émettent vers l'avant et vers l'arrière. Un dispositif qui ne signalerait votre intention qu'aux usagers situés devant vous ne correspond pas à cette description — et ce sont justement ceux qui vous suivent qui ont besoin de l'information.
Pourquoi votre feu arrière ne doit-il pas clignoter ?
C'est le point que presque tout le monde rate, et il concerne bien plus de monde que les clignotants.
L'article R. 313-5, V est sans ambiguïté : la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout EDPM doit être muni d'un feu de position arrière, et « ce feu ne doit pas être clignotant ». Le feu arrière supplémentaire autorisé par le décret doit répondre « aux mêmes caractéristiques » : lui non plus ne peut donc pas clignoter.
Et c'est bien une règle nouvelle, pas un vieux principe oublié. C'est l'article 4 du décret de 2024 qui a inséré les mots « ne doit pas être clignotant et » dans le V. Avant le 30 novembre 2024, le code exigeait seulement que le feu arrière soit « nettement visible de l'arrière ». Autrement dit : un réglage qui était licite il y a deux ans ne l'est plus, et presque personne ne l'a su.

Le mode clignotant, très répandu sur les lampes arrière de vélo, n'est pas conforme sur un EDPM.
Or la plupart des lampes arrière conçues pour le vélo proposent un mode clignotant, que beaucoup d'utilisateurs choisissent volontairement, convaincus d'être plus visibles. Sur une trottinette électrique, ce réflexe est une infraction : contravention de la 1re classe, soit 38 € au plus selon l'article 131-13 du code pénal.
Ce que ça change concrètement : si votre feu arrière a un bouton avec plusieurs modes, restez sur le mode fixe. Et si vous voulez ajouter du clignotement pour attirer l'œil, la seule voie prévue par le texte, ce sont les feux indicateurs de direction orange — pas le rouge arrière.
Qu'est-ce qui reste réellement obligatoire sur votre trottinette ?
La liste est plus courte que ce qu'on imagine. Attention : sur un EDPM, ces obligations sont sanctionnées par une contravention de 1re classe — beaucoup moins lourde que pour une voiture, mais chaque article du code porte sa propre contravention.
| Dispositif | Sur un EDPM | Article du code de la route |
|---|---|---|
| Feu de position avant (blanc ou jaune, non éblouissant) | Obligatoire la nuit ou par visibilité insuffisante | R. 313-4, X |
| Feu de position arrière rouge, non clignotant | Obligatoire la nuit ou par visibilité insuffisante | R. 313-5, V |
| Catadioptre blanc visible de l'avant | Obligatoire | R. 313-20, IV |
| Catadioptre(s) arrière (un ou plusieurs) | Obligatoire | R. 313-18, V |
| Catadioptres orange visibles latéralement | Obligatoire, sauf si les pneumatiques sont munis de dispositifs rétroréfléchissants | R. 313-19, III |
| Avertisseur sonore : timbre ou grelot audible à 50 m | Obligatoire — tout autre signal sonore est interdit | R. 313-33 |
| Feu stop | Facultatif | R. 313-7, VI bis |
| Clignotants | Facultatif | R. 313-14, II bis |
| Feux de position avant / arrière supplémentaires | Facultatifs | R. 313-4, X et R. 313-5, V |
Facultatif ne veut pas dire libre. Un feu stop ou des clignotants installés mais non conformes exposent à une contravention de 1re classe, créée par ce décret même (articles R. 313-7, IX bis et R. 313-14, V bis).
Deux lignes méritent un mot. La dispense de catadioptres latéraux quand les pneus sont rétroréfléchissants est une nouveauté du décret : si vous changez de pneus, vous pouvez donc perdre cette dispense sans vous en rendre compte. Et l'avertisseur sonore doit être un timbre ou un grelot : le code précise que « l'emploi de tout autre signal sonore est interdit », ce qui exclut les klaxons électroniques puissants que certains ajoutent en accessoire.
Pour la vue d'ensemble — casque, assurance, arrêtés préfectoraux, montants d'amende — notre guide de référence reste l'équipement obligatoire en trottinette électrique en 2026. Et pour les règles liées aux situations plutôt qu'au matériel, voyez rouler à deux, de nuit ou sous la pluie : que dit vraiment la loi.
Le gilet réfléchissant est-il obligatoire la nuit en ville ?
Oui, pour un EDPM, et sans condition d'agglomération. C'est un point où la règle des trottinettes diffère de celle des vélos, et où beaucoup de contenus recopient à tort la règle cycliste.
L'article R. 412-43-3, II dispose que « […] lorsqu'il circule la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout conducteur d'un engin de déplacement personnel motorisé doit porter, soit un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation, soit un équipement rétro-réfléchissant » dont les caractéristiques sont fixées par arrêté. Cette obligation vaut en agglomération comme hors agglomération : contrairement à la règle applicable aux cyclistes, le texte ne réserve pas l'obligation au hors-agglomération. La sanction est une contravention de la 2e classe, soit jusqu'à 150 €.
Le II s'ouvre par une réserve — « sans préjudice de l'application, le cas échéant, des dispositions du IV de l'article R. 412-43-1 » — qui renvoie au seul cas où les obligations s'alourdissent vraiment. C'est celui où l'autorité de police autorise, par décision motivée, la circulation des EDPM sur une route dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h. Dans ce cas seulement, le conducteur doit en plus être coiffé d'un casque attaché, porter sur lui un dispositif d'éclairage complémentaire non éblouissant et non clignotant, et rouler feux de position allumés de jour comme de nuit. Attention : ce dispositif d'éclairage complémentaire n'est aucun des quatre feux créés par le décret de 2024 — c'est une obligation distincte, antérieure, et par définition non clignotante. Hors agglomération, rappelons enfin que la circulation des EDPM est de toute façon interdite, sauf sur les voies vertes et les pistes cyclables (article R. 412-43-1, II).
La saison rend ce rappel utile : à partir de la mi-septembre, la nuit tombe avant la fin de beaucoup de journées de travail. Le trajet du retour qui se faisait de jour en août se fait dans la pénombre en octobre.
Le chiffre qui explique le décret. Selon les données de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière citées par le ministère de l'Intérieur, sur la période 2021-2023, en agglomération, 79 personnes ont perdu la vie en EDPM, dont 49 la nuit. Hors agglomération, 19 sur 24, soit 79 %. À titre de comparaison, 62 cyclistes ont été tués la nuit en agglomération sur 301, soit 21 %. Plus d'un conducteur d'EDPM tué en ville sur deux l'a donc été la nuit, contre un cycliste sur cinq.
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Bandes réfléchissantes latérales : pourquoi le texte et le communiqué officiel divergent-ils ?
Voici le point sur lequel nous vous conseillons de vous méfier de ce que vous lirez ailleurs, y compris sur des pages gouvernementales.
Le communiqué du ministère de l'Intérieur du 10 décembre 2024, qui présente le décret, liste sous l'intertitre « Sur le cycle, sa remorque ou l'EDPM » quatre nouveautés, dont les « dispositifs fluorescents ou rétro-réfléchissants latéraux passifs supplémentaires », c'est-à-dire les bandes et adhésifs réfléchissants collés sur le cadre.
Or l'article 8 du décret, qui crée cette disposition à l'article R. 313-20, IV bis, est rédigé ainsi : « Tout cycle ou toute remorque équipant un cycle peut être muni de dispositifs fluorescents ou rétroréfléchissants latéraux passifs supplémentaires. » Les EDPM n'y figurent pas, alors que les quatre autres articles du décret qui créent ces autorisations les nomment explicitement. Cette différence de rédaction est visible article par article sur Légifrance.
Notre lecture, dite franchement : nous ne savons pas si l'omission est volontaire ou accidentelle, et nous n'avons pas connaissance de verbalisations sur ce fondement. Mais quand un texte et son résumé divergent, c'est le texte qui fait foi. Ce que le code prévoit bien pour votre trottinette, en revanche, ce sont les pneumatiques munis de dispositifs rétroréfléchissants (R. 313-19, III), qui dispensent valablement des catadioptres latéraux. C'est la piste à regarder en priorité si vos catadioptres latéraux ont disparu, plutôt que des adhésifs sur le cadre.
Faut-il équiper sa trottinette, ou s'équiper soi-même ?
La question mérite d'être posée dans cet ordre, parce que le décret a élargi une possibilité que peu de gens ont remarquée : les quatre dispositifs autorisés peuvent être portés par le conducteur plutôt que fixés sur l'engin, en complément — et non en remplacement — des feux obligatoires de la machine. Le ministère cite l'exemple d'un feu intégré au casque.
Le principe du feu porté n'est pas nouveau : depuis le 1er septembre 2023, l'article R. 412-43-3 permettait déjà au conducteur de porter un dispositif d'éclairage complémentaire, à condition qu'il soit non éblouissant et non clignotant. L'article 9 du décret de 2024 a supprimé cette phrase, tandis que ses articles 3 à 6 créaient, dispositif par dispositif, les autorisations des articles R. 313-4, R. 313-5, R. 313-7 et R. 313-14. Le changement réel est donc là : le feu porté peut désormais être un feu stop ou un clignotant, c'est-à-dire, pour la première fois, un feu porté qui clignote.
Concrètement, cela veut dire trois choses.
- Vous n'avez pas besoin de changer de trottinette pour gagner en visibilité. Un modèle reconditionné de 2021 peut être aussi bien signalé qu'une machine 2026 à clignotants intégrés, pour une fraction du prix.
- L'équipement porté vous suit d'une machine à l'autre. Il ne part pas avec la trottinette le jour où vous la revendez, et il ne subit pas les vibrations ni la pluie de la même façon qu'un feu fixé sur un garde-boue.
- Cela ne dispense de rien. Les feux obligatoires doivent rester présents et fonctionnels sur l'engin, et le gilet ou l'équipement rétro-réfléchissant reste exigé la nuit.
Le calcul mérite d'être fait avant de payer plusieurs centaines d'euros de plus pour un modèle neuf dont les clignotants d'usine ne sont qu'un argument parmi d'autres. C'est exactement la logique que nous appliquons à l'atelier : une trottinette qui sort de chez nous passe un contrôle de plus de 78 points qui couvre notamment l'éclairage, la signalisation et le freinage, avec remplacement des pièces d'usure hors tolérance et test de roulage final. C'est ensuite l'usage qui fait vieillir les pièces, et les catadioptres sont souvent les premiers à disparaître — notre contrôle sécurité en 5 minutes reprend les gestes à refaire régulièrement.
Le contrôle de trois minutes à faire avant de rouler ce soir
- Allumez le feu arrière et regardez-le. S'il clignote, changez de mode. C'est la vérification la plus rentable de cette liste.
- Allumez le feu avant. Blanc ou jaune, non éblouissant. Une LED qui faiblit est souvent un connecteur oxydé plutôt qu'une panne.
- Cherchez le catadioptre blanc à l'avant et celui à l'arrière. Ils disparaissent souvent lors d'un changement de garde-boue.
- Regardez les flancs de vos pneus. Bande réfléchissante visible ? Sinon, vos catadioptres latéraux doivent être en place.
- Actionnez la sonnette. Elle doit s'entendre à 50 mètres, et une sonnette dévissée ne compte pas.
- Prenez votre gilet ou votre brassard. C'est le seul point de cette liste qui ne tient pas à la machine, et c'est le plus lourdement sanctionné.
Si l'éclairage de votre machine est mort et que la batterie fatigue en même temps, la question n'est plus celle du feu : elle est celle du seuil de réparation. Nous l'avons chiffrée dans réparer ou remplacer sa trottinette électrique. Et pour savoir si un modèle d'occasion est en règle avant de l'acheter, lisez comment vérifier qu'une trottinette est homologuée CE.
À noter enfin, puisque la saison s'y prête : le froid fait chuter l'autonomie, et un trajet de retour rallongé dans le noir n'est jamais une bonne idée. Nous avons détaillé les six gestes qui limitent la perte dans pourquoi l'autonomie chute en hiver.
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Questions fréquentes
Les clignotants sont-ils obligatoires sur une trottinette électrique ?
Non. Depuis le 30 novembre 2024, l'article R. 313-14, II bis du code de la route autorise les feux indicateurs de direction sur un EDPM, mais il emploie le verbe « peut » : ils restent facultatifs. Une trottinette sans clignotants est parfaitement légale en 2026.
Le feu stop est-il autorisé sur une trottinette électrique ?
Oui, depuis le 30 novembre 2024 et l'article R. 313-7, VI bis, qui renvoie aux caractéristiques du I du même article : une lumière rouge non éblouissante émise vers l'arrière. Le II pose la règle générale des feux stop, qui s'allument lors de l'entrée en action du dispositif de freinage principal. Le feu stop n'est pas obligatoire.
Peut-on mettre un feu arrière clignotant sur une trottinette électrique ?
Non. L'article R. 313-5, V impose que le feu de position arrière ne soit pas clignotant, et le feu arrière supplémentaire autorisé par le décret doit répondre aux mêmes caractéristiques. L'infraction est une contravention de 1re classe, soit 38 € au plus selon l'article 131-13 du code pénal.
Le gilet réfléchissant est-il obligatoire la nuit en trottinette, même en ville ?
Oui. L'article R. 412-43-3, II impose à tout conducteur d'EDPM circulant la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, de porter un gilet de haute visibilité conforme ou un équipement rétro-réfléchissant. L'obligation vaut en agglomération comme hors agglomération, contrairement à la règle applicable aux cyclistes. La sanction est une contravention de 2e classe, soit jusqu'à 150 €.
Peut-on porter les feux sur soi plutôt que sur la trottinette ?
Oui pour les feux facultatifs. Les articles R. 313-4 X, R. 313-5 V, R. 313-7 VI bis et R. 313-14 II bis précisent tous que le conducteur peut porter le dispositif sur lui ; le ministère cite l'exemple d'un feu intégré au casque. Ces feux viennent en complément des feux obligatoires de l'engin, qui doivent rester présents et fonctionnels.
Quels équipements d'éclairage sont obligatoires sur une trottinette électrique ?
Un feu de position avant blanc ou jaune et un feu de position arrière rouge non clignotant la nuit ou par visibilité insuffisante, un catadioptre blanc visible de l'avant, un ou plusieurs catadioptres arrière, des catadioptres orange visibles latéralement sauf si les pneumatiques sont rétroréfléchissants, et un avertisseur sonore de type timbre ou grelot audible à 50 mètres.
Une trottinette reconditionnée est-elle conforme à ces règles ?
Chaque trottinette FixWheel passe un contrôle de plus de 78 points avant remise en vente, éclairage, catadioptres, avertisseur sonore et freinage compris, avec remplacement des pièces d'usure hors tolérance et test de roulage final. Elle est livrée avec 6 mois de garantie commerciale inclus, extensibles à 12 mois avec l'option FixWheel Sérénité.
Dernière mise à jour : septembre 2026. Article rédigé par l'atelier FixWheel, à partir du texte du code de la route consulté sur Légifrance. La réglementation des EDPM évolue aussi département par département : vérifiez l'arrêté préfectoral applicable chez vous.
Sources : décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024 relatif aux engins de déplacement personnel motorisés et aux cycles (JORF du 29 novembre 2024) ; articles R. 313-1, R. 313-4, R. 313-5, R. 313-7, R. 313-14, R. 313-18, R. 313-19, R. 313-20 et R. 313-33 du code de la route dans leur version en vigueur, consultés sur Légifrance ; articles R. 412-43-1 et R. 412-43-3 du code de la route ; article 131-13 du code pénal pour le montant des contraventions ; communiqué du ministère de l'Intérieur du 10 décembre 2024 pour les données d'accidentalité 2021-2023 de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière.
